Revue 46 : Les Fraisiers – le Ginko Biloba – le Caroubier – Version papier

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Description

Revue 46 : Les Fraisiers – le Ginko Biloba – le Caroubier – Printemps 2010

SOMMAIRE

– Portrait : Pépin’hier par Julien Claudel
– Patrimoine : qui conserve les variétés anciennes de fraisiers ? par Garance Pellier
– Botanique : Le ginkgo Biloba par Mélanie Dumont et Didier Morisot
– Point de Vue : l’agriculture naturelle par Samuel Bouchet
– Cacographie Fruitière : La Fraise par Dominique Garrel
– Economie sociale : le goût amer des Fraises par Louise Salathé
– Cahier central : Les Fraisiers, fragrance retrouvée par Jérôme Munoz
– Technique : maladies et parasites du Fraisier par Garance Pellier
– Nutrition et Santé : vertus de la Fraise par Christine Arnoux et James Forest
– Gastronomie : recettes et Fraises par Louise Salathé
– Bona Fama : le Caroubier par Isabelle Munier
– Fiche auxiliaire : Les punaises prédatrices par Sylvie Dupard
Graines d’infos
Lu pour vous
Fiches fruitières par Christian Catoire, Centre Municipal de Pomologie d’Alès

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EDITO

Année internationale de la biodiversité : on est pour, mais…

Le Sommet de la Terre (à Rio de Janeiro, en 1992) a consacré l’existence de la convention sur la diversité biologique (CDB), première convention internationale concernant la biodiversité.
L’Organisation des Nations unies a proclamé 2010, « année internationale de la biodiversité » pour alerter l’opinion publique sur l’état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. La France répond à cet appel en déclarant la biodiversité cause majeure pour 2010.

C’est le Journal Officiel n°0087 du 12 avril 2009 page 6438, texte n° 38 qui précise le « Vocabulaire de l’environnement » NOR: CTNK0906417K. Il indique que la biodiversité c’est la « Diversité des organismes vivants, qui s’apprécie en considérant la diversité des espèces, celle des gènes au sein de chaque espèce, ainsi que l’organisation et la répartition des écosystèmes. » Donc à son niveau, bien évidemment, « Fruits Oubliés Réseau » se sent concernée par cette année de la biodiversité.
Notre association ayant, bien avant Le Sommet de la Terre ou le Grenelle de l’environnement, par essence, de par ses statuts et ses objectifs, milité pour la biodiversité.

Un mot se trouve sur la plupart des textes « biodiversité naturelle ». Il prête à confusion. C’est quoi le naturel : de l’endémique? de l’autochtone? de l’indigène? Si l’on n’y prête pas garde, ce genre de débat nous emmènerait presque à celui conduit récemment sur l’identité nationale !

Si l’on en revenait aux seuls arbres fruitiers endémiques (naturels ?) Prunus mahaleb se sentirait bien seul sans ses congénères venus au fil des aventures humaines.

La biodiversité est aussi le fruit de l’aventure humaine. Elle a demandé beaucoup de travail, de persévérance, de la sélection humaine et naturelle.
La biodiversité fruitière doit donc être entretenue au risque de disparaître. Cela demande des hommes et des femmes qui s’y investissent et de l’espace pour s’installer. Je prends ici l’exemple local du Gard, siège de notre association.

La Superficie Agricole Utilisée (SAU) était de 208 706 ha en 1979, 204 882 ha en 1998, de 191 853 en 2000 et de 162 147 ha en 2007 (Mémento agricole 2007 – Direction régionale de l’agriculture et de la forêt – Service régional de l’information statistique et économique). Soit 46 559 ha qui ont disparu de la SAU en 28 ans. 28, 71% de baisse sur la période, soit 1% par an.

Le nombre d’exploitations professionnelles a évolué comme suit sur la même période : 7 547 en 1979, 6 660 en 1988, 4 724 en 2000 et 4 037 en 2007. A la louche, de 8 000 à 4 000, le nombre d’exploitation agricole a été divisé par deux en 28 ans !

Pour le département du Gard, il y avait 34 627 salariés agricoles en 2005, il n’en reste plus que 23 327 en fin 2008 ; soit une perte de 11 300 salariés sur la période. Un rythme de près de 2 825 suppressions d’emplois salariés par an. Ajoutons à ces chiffres ceux de la disparition des chefs d’exploitations de 6 318 à 5 788, soit 530 sur la même période.
La diversité est en danger par manque de moyens humains pour l’entretenir et la développer.
Son principal prédateur est ce système qui préfère l’économie aux hommes. Pour répondre à cet appel, la France devrait déclarer la suppression de ce système cause majeure pour 2010.

Dominique Garrel
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