Edito
L’agriculture est au cœur des attentions de tous les citoyens, même si son actualité réglementaire semble aujourd’hui peu propice au maintien d’une agro-écologie ambitieuse et de pratiques agricoles vertueuses. La simplification de la Loi d’Orientation Agricole et de certaines règles, notamment autour du guichet unique pour la protection des haies, risque d’aboutir à un décret facilitant leur destruction. Par ailleurs, les procédures administratives liées aux autorisations de mise sur le marché des pesticides sont sur le point d’être allégées. Enfin, ce jeudi 4 décembre, le trilogue européen réunissant Conseil, Commission et Parlement à Bruxelles n’a pas validé l’autorisation des variétés de vignes inscrites dans le paquet vin relatif aux cépages interdits.
Pour autant, loin de freiner la dynamique, ces évolutions renforcent la détermination de nombreux acteurs à se mobiliser pour imaginer et construire l’agriculture de demain. Producteurs, chercheurs et passionnés explorent avec engagement de nouvelles voies agricoles et arboricoles. La relance de l’olive ou de la figue, le développement du kaki, de la pistache, de l’amande ou encore de la figue font l’objet d’expérimentations prometteuses, ouvrant des perspectives concrètes de diversification.
C’est dans cet esprit que l’association Fruits Oubliés Réseau prépare pour février 2026 un nouveau numéro consacré à la pistache, une culture prometteuse qui offre de réelles perspectives d’adaptation au changement climatique.
Josiane Subirats
